Vers une stabilisation du marché en Ile-de-France ?

Actualité immobilière : Vers une stabilisation du marché en Ile-de-France ?

Publication : 01/07/05

Avec 55 280 ventes, tous biens confondus (appartements, maisons individuelles, parkings, immeubles, terrains, etc.), contre 55 151 un an plus tôt, le marché immobilier francilien semble connaître une stabilisation de son activité (+0,2 %) au 1er trimestre 2005 (Source : Chambre des Notaires d'Ile de France). Cependant, cette stabilité du nombre des ventes masque des évolutions contrastées selon les zones géographiques : si le volume de transactions a progressé de 4,2 % à Paris, il a fléchi de 0,8 % en Petite Couronne et de 1,2 % en Grande Couronne.

Une stabilisation du volume des transactions

Globalement, les indicateurs sont plutôt à la baisse : - 1,2 % pour les maisons anciennes, -11 % pour les immeubles entiers, - 1,3 % pour les chambres de services, - 4,7 % pour les maisons neuves, - 5,8 % pour les appartements neufs et - 7,8 % pour les terrains. En revanche, les ventes d'appartements anciens progressent de 2,1 %, tandis que les ventes de garages explosent (+ 14,7 %). De telles évolutions sont cependant à nuancer. Car si la hausse des ventes des appartements anciens et des garages, et la baisse des transactions des maisons individuelles neuves se vérifient quasiment sur l'ensemble des départements, l'activité d'autres segments de marché évolue différemment selon les zones considérées. Par exemple, la vente des appartements neufs régresse à Paris (- 17 %) et dans les départements de la Petite Couronne (- 14 %), mais progressent dans tous ceux de la Grande Couronne (+ 6,7 %), exception faite du Val d'Oise (- 35,9 %). De même, pour les maisons anciennes, les acquéreurs préfèrent s'installer dans le Val d'Oise (+ 5,9 %) et dans la Seine et Marne (+ 4 %), et semblent délaisser la Petite Couronne (- 0,9 %) et le reste de la Grande Couronne (- 1,4 %). Enfin, le recul des transactions de terrains touche l'ensemble des départements de la Grande Couronne (- 10,9 %) et la Seine-Saint-Denis (- 25,5 %), mais épargne la Petite Couronne (+ 6,7 %).

Les prix grimpent encore

Ce ralentissement d'activité n'a pas pour autant entraîné de baisse des prix, bien au contraire. Selon les Indices Notaires-INSEE portant sur les appartements anciens, la progression des prix se poursuit au 1er trimestre 2005 : + 3 % à Paris, + 4 % en Petite Couronne et + 3,3 % en Grande Couronne. Ces évolutions trimestrielles se retrouvent dans les variations annuelles des prix : 4 745 €/m² à Paris (+ 14,5 % contre +12,4 % un an auparavant), 3 570 €/m² dans les Hauts-de-Seine (+ 14,5 % contre +14,3%), 2 078 €/m² en Seine-Saint-Denis (+ 20,3 % contre + 17,3 %) et 2 862 euros/m² dans le Val-de-Marne (+ 17,5 % contre + 16,4 %). Une même tendance est observée en Grande Couronne (+ 17,3 %, contre 14,9 %), où les prix augmentent plus vite qu'à Paris et en Petite Couronne, pour franchir la barre des 20 % en Essonne (+ 21,1 %, contre + 14,6 %) et dans le Val d'Oise (+ 21,1 % contre + 16,5 %) ! Des hausses spectaculaires notamment dues à la pénurie chronique de biens, les pouvoirs publics évaluant à 60 000 le nombre de logements à construire chaque année pour satisfaire les besoins en Ile-de-France. Mais l'offre se raréfie comme l'atteste le resserrement des écarts de prix entre l'ancien et le neuf. Il est tombé, en deux ans, de 59 % à 27 % en Seine-Saint-Denis, de 55 % à 38 % en Seine-et-Marne, de 56 % à 36 % dans le Val d'Oise et de 17 % à une dizaine d'euros dans les Yvelines. Il traduit une insuffisance de terrains à bâtir compromettant l'alimentation du marché en nouveaux produits.

Les acheteurs s'éloignent de la capitale

La Chambre des Notaires d'Ile de France s'est livrée à l'analyse, sur quelques communes emblématiques de la Petite et Grande Couronne, de l'origine géographique des acquéreurs d'appartements anciens. Entre 2000 et 2005, le pourcentage des acheteurs parisiens est passé de 26 % à 30 % à Issy-les-Moulineaux, de 27 % à 37 % à Montreuil, de 7 % à 10 % à Versailles. De même, la part des acheteurs en provenance des Hauts-de-Seine se portant acquéreurs d'un appartement à Argenteuil a bondi de 26% à 46% ! Plus précisément, selon l'observation de la structure des ventes d'appartements anciens selon leur taille, la part des grandes unités d'habitation (quatre et cinq pièces) vendues à Paris a baissé de près de 2 points en un an (31,2 % au 1er trimestre 2005, contre 33,1 % sur la période correspondante de 2004), et augmenté d'autant dans les départements de la Grande Couronne (24,7 %, contre 22,9 %). Entre les deux, la Petite Couronne, qui devient à la fois une « terre d'immigration et d'émigration » pour la demande, où la proportion des ventes de grands appartements a peu évolué au cours de l'année écoulée (18,6 % au 1er trimestre 2005, contre 19 % un an plus tôt).

Pour en savoir plus :
-Détail de la note de conjoncture de la Chambre des Notaires d'Ile de France
-Carte des prix des appartements anciens à Paris
-Carte des prix des appartements anciens en Petit Couronne

Source meilleurtaux.com
 
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